Les SES et la filière ES
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Baccalauréat
Introduction : La démarche des Sciences Economiques et Sociales
La famille : une institution en évolution.
L’emploi : une question de société
La production : un espace de relations économiques et sociales
La consommation : une activité économique, sociale et culturelle
Les revenus de la propriété
Les savoir-faire applicables à des données quantitatives
Taux de fécondité, nombre de naissances à Mayotte
Devoirs communs
Après l’Asie, l’Afrique est le deuxième continent musulman du monde.
On distingue l’Afrique du Nord convertie à l’Islam dès la mort du Prophète et arabisée (de langue arabe) de l’Afrique Noire convertie plus récemment.
Si l’Afrique de l’Est, notamment les îles de l’océan Indien, ont connu l’Islam assez tôt car proche de l’Arabie, l’essentiel du continent africain a été envahi par l’Islam entre 1770-1860.
Toute l’Afrique aurait pu devenir musulmane sans l’arrivée des colonisateurs européens au XIXème siècle qui ont converti les régions encore animistes (anciennes croyances africaines des "esprits") au christianisme.
a) Une islamisation ancienne...
L’Islamisation des Comores
« Trois siècles environ après l’instauration par Muhammad du culte d’Allah unique, des arabes, des Persans, des Indiens, missionnaires ou commerçants, lognet sur leurs boutres, poussés par les alizés, la côte de Zendj, jusqu’à Kilwa et Zanzibar.
De là, ils descendent vers les îles du sud, Angazidja, Andjoany, Mohéli, Mayotte et jusqu’à Madagascar. »
d’après Charles Poirier, Moeurs et coutumes des insulaires des Comores et Nossi-Be, 1942
Une islamisation précoce
« L’île d’Anjouan est la plus peuplée. Sa population est un mélange de races, et actuellement l’élément dominant est constitué de musulmans »
Al-Idrissi, Description de l’Afrique et de l’Espagne, 12ème siècle
Questions :
b)... mais longtemps incomplète [1]
| Rites | Hommes | Femmes | Totaux |
|---|---|---|---|
| Catholiques | 257 | 149 | 406 |
| Mahométans | 2976 | 2790 | 5766 |
| Indous | 54 | 10 | 64 |
| Idolâtres | 3588 | 1912 | 5500 |
Questions :
Les religions monothéistes d’Afrique Noire (chrétienne ou musulmane) se mélangent souvent avec les anciennes croyances : c’est le SYNCRETISME.
En Afrique, le rite de la transe ou de la possession du croyant par des "esprits" reste très important. On le soumet seulement à l’autorité d’Allah.
A Mayotte, des pratiques très anciennes ont survécu en s’islamisant.
exemple : le "mwalimu" est généralement instruit dans la religion musulmane mais il connait tous les rites (sort, guérison) des vieilles croyances.
autre exemple : le "Hirizi" que l’on met autour du coup d’un enfant pour le protéger rappelle davantage le "grigri" africain traditionnel même s’il contient une page du Coran.
Cher collègue bonjour ;
Je ne suis pas professeur d’histoire géographie , mais j’ai suivi les conférences de l’HIPAMA lors des sorties sur le terrain . Votre dossier me semble être basé sur l’idée d’une islamisation ancienne comme aux Comores( ?) . Or les idées simples retenues de ces conférences , et d’ailleurs corroborées par la lecture du livre d’histoire de Mayotte pour le primaire consulté à mon CDI sont que l’islamisation à Mayotte a justement une histoire très spécifique :
à la période classique une faible islamisation , des mosquées de petites tailles destinées aux nobles islamisés très minoritaires . refus d’islamiser leurs esclaves.
au XIX ème catholiques 5% environ mulsulman 10% animistes 85%
l’ancienne noblesse musumane prend le partie des français contre les malgaches (révolte de 1856 des malgaches ) auquels la France à pris Mayotte
lorsque à la fin du siècle la France étend sa domination sur les autres îles des Comores , les liens familiaux entre les grandes familles possédantes font basculer les "nobles " mulsulmans dans l’opposition . Ils choississent donc l’islamisation des populations comme instrument politique contre la France , cette islamisation est effectuée en une génération 1890-1915.L’islam à Mayotte à donc un siècle pour la plus grande partie de la population mahoraise (immigrés des comores exclus) , bien que les mahorais prétendent tous descendre des nobles arabes et non de leurs esclaves ( ?) animistes largement majoritaires en nombre.
Bien que d’origine souffiste , version douce- si le mot peu être approprié pour l’islam -de l’islam est cependant marqué par son origine de contestation et résistance à la domination française.
Le tombeau de " l’islamiseur " de mayotte visible à la mosquée d’Acoua est récent il date si mes souvenirs sont exact de 1925 . sans vouloir nier un fil continu tenu dans l’isalm à Mayotte , seule une mosquée de l’époque classique a perdurée dans son activité lors du chaos XVII XVIII
et jusqu’à nos jours.
Il est d’ailleurs intéréssant de noter que justement les mosquées classiques n’ont pas survécus et n’ont pas été relevées : ceci traduit donc un islam ultraminoritaire non ancré dans la population .
Par contre le choc culturel de cette période doit commencer seulement à s’estomper : la constante de temps est d’environ 200 à 250 ans ; notre société française commence seulement à digérer les fracture nées de la révolution de 1789 (étude des comportement des votants dans les cantons ruraux ayants supporté les curés réfractaires ou ayant achetés des biens nationaux ) .
Une destruction des villes , et de toute la civilisation classique ramenant la population a un état quasi néolithiique n’a pas été sans conséquences culturelles dont les conséquences se font sentir 250ans après . (Voir par exemple chez les noirs américains pour l’esclavage ).
L’histoire de Mayotte n’est pas que l’islamisation et la colonisation même si ces phénomènes très récents ( 1 siècle ) sont les plus faciles à étudier.
[1] Le recensement de 1866 : une islamisation encore incomplète (A.Gevrey, essai sur les Comores, 1870)