Les SES et la filière ES
Les ressources pédagogiques
Des liens utiles
Baccalauréat
Introduction : La démarche des Sciences Economiques et Sociales
La famille : une institution en évolution.
L’emploi : une question de société
La production : un espace de relations économiques et sociales
La consommation : une activité économique, sociale et culturelle
Les revenus de la propriété
Les savoir-faire applicables à des données quantitatives
Taux de fécondité, nombre de naissances à Mayotte
Devoirs communs
Le lundi matin, le 26/04/04, nous nous sommes rendus à pied jusqu’au pont de M’tsapéré et nous avons remonté la rivière de Boubouni. Lors de la descente, nous avons ramassé les déchets se trouvant sur notre chemin. L’après midi, nous avons assisté à la projection d’un film sur la plongée sous-marine dans le lagon de Mayotte.
Le mercredi 28/04/04 de 7h à 10h, nous avons visité l’unité de traitement des eaux potables de Bouyouni, accompagnés du chef de l’usine et d’un assistant. Nous y avons vu les différentes étapes de l’acheminement de l’eau, de sa source jusqu’à nos robinets. De 10h à12h, séance de natation à Longoni, sous la surveillance d’un maître nageur et de notre professeur d’éducation physique et sportive.
L’après midi, malheureusement, la sortie bateau pour l’étude lagon avec vision océane a été annulée pour des raisons techniques (bateau en panne).
Le jeudi 29/04/04, de 8h à 10h : visite à la station d’épuration du Baobab sous la direction de la responsable de la station. De 10h à 12h recherche du plan et mise en forme de la production finale écrite sur le déroulement général du PAE de la semaine et préparation de la conférence de l’après midi. De 14h à 17h : conférence-débat avec un représentant de la police des eaux Mr Lombard, un représentant du SIEAM et du BRGM.
Vendredi matin 30/04/04, réalisation et pose d’un panneau en bordure de rivière, rédaction des articles de presse et on a fini par un petit goûter avec toute la seconde 14, les professeurs qui ont participé au PAE et quelques invités.
Le jeudi 29 avril 2004, notre classe de 2nde14 a assisté à une conférence-débat sur l’eau de Mayotte au Lycée de Mamoudzou. Des représentants du SIEAM (Syndicat Intercommunal d’Eau et de l’Assainissement à Mayotte), un représentant du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) et monsieur Lombard de la Police des Eaux ont animé le débat. Le BRGM s’occupe de la recherche d’eau souterraine à Mayotte. Elle fait des campagnes de forage afin d’exploiter les nappes souterraines de l’île qui, comme celles de Métropole, se régénèrent avec les pluies. A Mayotte, les nappes d’eau se trouvent dans des roches volcaniques.
La mise en place d’un forage se fait en cinq étapes :
prospection
travaux d’approche
synthèse des renseignements
mise en exploitation
suivi d’exploitation
A Mayotte, il existe trois types de ressources en eau :
eau de mer
eau de surface
eau souterraine
On constate aussi trois types de besoins en eau sur l’île :
usage domestique (65L/j/hab.)
usage agricole
usage industriel
Par conséquent la population mahoraise consomme énormément d’eau. Dans les années à venir, les quantités d’eau produites actuellement ne pourront plus suffire à la population ; si l’on ne trouve pas davantage d’eau souterraine.
Le SIEAM lance une campagne de lutte contre le gaspillage de l’eau et contre la pollution car il s’avère qu’au bout des dix prochaines années, la SOGEA ne pourra plus répondre aux besoins en eau de la population. Si Mayotte est confrontée à ce problème, une deuxième usine de dessalement sera implantée en Grande-Terre. Cela représentera un gros investissement pour la collectivité qui devra en plus créer d’autres forages. Les problèmes de canalisation obligent le SIEAM, la DAF (Direction de l’Agriculture et de la Forêt ) et la SOGEA à changer les vieux tuyaux par de nouveaux avec un plus gros débit.
La Police des Eaux crée en 2003 et dirigée par monsieur Lombard, permet de freiner la dégradation de l’environnement (entre autre la pollution de l’eau ).
Mayotte prend en main le développement de ses eaux grâce à ses infrastructures de traitement et une sensibilisation quasi-permanente de la population.
A Mayotte d’une manière générale, les problèmes liés à l’environnement sont de plus en plus graves. Mamoudzou et toute sa périphérie, qui englobe une bonne partie de la population de l’île, sont révélatrices de cette dégradation pitoyable. Pour preuve, la rivière de M’tsapéré que nous avons visité illustre bien cet état d’inconscience tant des riverains que des pouvoirs publics.
En effet, en arrivant sur les lieux, nous avons pu constater la présence de sacs poubelles, de cannettes, de déchets ménagers et pleins d’autres déchets « sauvages » de chaque côté du cours d’eau mais également dans la rivière. De plus, l’endroit dégageait une odeur nauséabonde sûrement dû à l’entassement des détritus. Les stagnations d’eaux sales provoquent le développement de nappes bactériennes et la prolifération des moustiques emmenant diverses maladies telles que le choléra et le paludisme. D’autre part, les remontées des eaux emportent les saletés dans le lagon, ce qui est encore un danger pour la faune et la flore marine.
La cause de cette pollution alarmante est due à une forte densité de population dans cet espace réduit. L’immigration ne fait qu’empirer les choses étant donné que certains riverains n’ont pas accès à l’eau courante. Néanmoins ceux qui ont les moyens ont la possibilité de payer une carte (environ 15 Euros par mois d’après une riveraine) pour une consommation directe. Les autres sont donc contraints à utiliser directement l’eau de la rivière pour leurs usages domestiques. Les ordures ne sont pas ramassées du fait de leur emplacement quasi inaccessible pour les camions bennes. De plus, les eaux usées sont directement déversées dans la rivière à cause d’un manque de canalisations.
Tous ces problèmes engendrent des tensions entre les autochtones et les sans papiers qui sont accusés d’être les responsables de l’état de la rivière puis sont menacés d’être dénoncés à la police. Mais est-ce normal que la DASS ne vienne plus faire des contrôles sanitaires pour se rendre compte de l’état des lieux ?
Références :
date de création : 1997
capacité de production : 10000 m3/jour
communes alimentées : Acoua, M’Tsamboro, Bandraboua,Koungou, Mamoudzou, Labattoir, Pamandzi
L’eau que nous consommons provient des milieux naturels, mais elle n’est pas directement conduite dans nos robinets : elle subit plusieurs modifications avant sa consommation. Après son captage dans les rivières, sources, retenues collinaires, nappes, etc... l’eau est acheminée dans un bassin qu’on appelle « Bâche d’alimentation des eaux brutes mélangées ». On renvoie ensuite les eaux brutes dans un autre bassin, le mélangeur rapide , dans lequel on procède à deux étapes : d’abord on ajoute différents oxydants afin de détruire les microbes et les impuretés présents dans ces eaux, puis un agent de floculation. Ensuite, les eaux sont menées dans un bassin secondaire pour subir la décantation , c’est à dire que les matières lourdes contenues dans ces eaux tombent au fond du bassin et sont directement renvoyées dans la rivière. De plus, pour leur potabilité, les eaux décantées sont filtrées et sont acheminées dans un réservoir tampon dans lequel elles sont stérilisées.
Puis l’eau est stockée dans des réservoirs situés en hauteur pour un approvisionnement à pression suffisante et pour faire face aux fluctuations de la consommation notamment aux heures de pointe. Enfin, l’eau est distribuée aux habitations des communes environnantes par des canalisations jusqu’aux robinets. C’est ainsi que fonctionnent les différentes usines de traitement des eaux potables. Celle de BOUYOUNI est très moderne, la quasi-totalité des machines fonctionnent automatiquement. De ce fait, le personnel compte seulement neuf employés qui travaillent par roulement 24h/24 pour surveiller les opérations et s’assurer du bon fonctionnement des machines.
La propreté de la rivière c’est notre avenir.

Ourahafou wa mouro watrou dé ya maecha ya trou ya messo.
* Comme nous l’avons vu à travers notre développement, les rivières de Mayotte sont extrêmement polluées et souvent en voie d’assèchement, la rivière de M’tsapéré en est un exemple. Pour le moment il faut donc sensibiliser les gens et les pouvoirs publics pour qu’ils mettent en œuvre les moyens d’assurer la protection de nos rivières. Nous pensons notamment qu’il faudrait recruter plus d’ agents de protection de l’environnement.
* Par ailleurs nos ressources en eau étant insuffisantes, surtout à cause de l’explosion démographique, peut-on craindre à court ou moyen terme une pénurie qui affecterait toute notre île ? Toutefois de nombeuses solutions existent, notamment la mise en activité de nouveaux forages, une nouvelle retenue collinaire, une deuxième usine de dessalement mais l’exploitation de cette dernière serait extrêmement coûteuse.
* Quant à l’assainissement il faudrait que les gens prennent l’initiative de ne plus jeter leurs déchets et leurs eaux usées dans la rivière et dans la nature.
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