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Baccalauréat
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L’emploi : une question de société
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La consommation : une activité économique, sociale et culturelle
Les revenus de la propriété
Les savoir-faire applicables à des données quantitatives
Taux de fécondité, nombre de naissances à Mayotte
Devoirs communs
François BOGARD est professeur agrégé d’histoire-géographie au lycée de Sada. La mise en page a été réalisée par Dominique SAMUT, professeure d’histoire-géographie.
Le coordonateur était Michel CHARLEUX, professeur au Lycée de Sada, avec la collaboration de l’Association des Naturalistes de Mayotte.
Exercice de comparaison entre les villes islamiques classiques du Proche-Orient arabe et les villes islamisées de la Grande Comore.
Malgré un décalage certain du point de vue chronologique, l’idée de comparaison naît autour de l’aspect de la ville achevée avant la ville coloniale : les monuments caractéristiques, aujourd’hui menacés par la modernisation ou la désuétude de certaines institutions,qui font le charme historique et archéologique de ces villes, sont en place à la fin du Moyen-Age.
La comparaison devient alors possible en se plaçant dans la "longue durée" : il a mosquée omeyyade de Damas est encore active de nos jours et fait partie du paysage urbain de la capitale syrienne....
La Grande mosquée de Moroni, bien que beaucoup plus récente (XIV° siècle, semble-t-il, pour les parties les plus anciennes) marque de façon exemplaire le paysage urbain de la capitale comorienne...
L’exercice proposé doit permettre d’établir un tableau comparatif en trois colonnes dont voici les intitulés :
| Les espaces publics dans les cités islamiques classiques | Les espaces publics dans les cités de Grande Comore | Confrontation (ou commentaires) |
On le voit, il s’agit d’un exercice permettant de préparer des élèves à l’exercice d’étude de documents du baccalauréat.
C’est bien évidemment la classe de seconde, dans le cadre d’un prolongement de l’étude des trois civilisations méditerranéennes au XII° siècle (Occident médiéval,Byzance et Islam ).
Cet exercice peut prendre la forme d’un module dont les fonctions seraient formatrices quant à la technique requise et préparatoire à l’étude des milieux urbains en géographie.
Le temps nécessaire dépend de la préparation que l’on aura faite en cours préalablement, notamment du point de vue du vocabulaire et de la précision des organes urbains pendant le cours consacré à la civilisation islamique.
Pour ma part, j’estime que si l’on veut faire passer la méthodologie, il est bon d’y consacrer deux heures : l’une préparatoire et l’autre de réalisation.
Il faut que, certains d’entre eux, aient été définis durant le cours sur les civilisations ; d’autres peuvent être introduits (ou ignorés selon l’importance que l’on y accorde ...ou la réalité de la classe à laquelle s’adresse l’exercice...).
En voici la liste (et de succinctes définitions) :
Grande mosquée : à la fois lieu de prière et lieu de réunion de la communauté islamique.
Les grandes mosquées omeyyades de Syrie conservaient le trésor de la communauté dans un édifice à coupole dans la cour, édifice que l’on observe encore de nos jours dans un certain nombre d’entre elles, à Damas notamment. On y prononce la Khotbah, discours prononcé le vendredi dans la Grande mosquée du minbar par l’imam de la communauté. Ce n’est pas seulement un discours religieux, mais il touche aussi à des domaines sociaux ou politiques (Il est prononcé au nom du prince régnant). N’oublions pas que l’on rendait la justice, traitait des affaires de la communauté et enseignait dans la mosquée dès les origines de l’Islam.
Madrasa : fondation dispensant un enseignement du droit islamique de niveau universitaire.
Les madrasas sont fondées en grand nombre aux XII° et XIII° siècles, pour répondre aux besoins des gouvernants de l’époque (c’est Nizam al-mulk, ministre du saljoukide Malik Shah qui aurait fondé cette institution)... Un mausolée y est souvent attenant, c’est celui du fondateur (ou de la fondatrice). voir document 1bis, madrasa maridaniya, dans un faubourg de Damas
Hammam : bain public souvent issu d’une fondation privée (évergétisme récurant des grands princes ou bourgeois de la ville) [1].
Voici ce qu’écrit à propos des bains de Damas Charles Reynaud, dans d’Athènes à Baalbeck, Paris, 1846 :
"Dans cette ville, [...] On n’a pas oublié les bains dont l’usage est devenu une passion des peuples de tous les pays chauds.[...]
Le salon qui précède les étuves est peint et orné à la manière arabe.
Les lits de repos, étendus sur des estrades autour de la salle, sont entourés de coussins moelleux [...].
Ces bains, comme cela arrive toujours, sont surtout un lieu de rendez-vous et de plaisir pour les femmes.[...]
A des heures fixées, les bains ne s’ouvrent que pour elles." [2]
Souk : marché permanent ou non.
Il est composé de boutiques qui suivent les axes principaux menant à la grande mosquée.
Un quartier, très proche de la grande mosquée, est spécialisé dans les produits de luxe (bijoux,parfums...), c’est la qaysariya.
Khan : Dans la ville (ou Caravansérail hors des villes) : entrepôt de marchandises et hôtellerie pour les marchands itinérants.
Il se situe souvent aux carrefours des artères de la ville ou à l’entrée de celle-ci.
Voici à titre d’exemple, comment Charles Reynaud, toujours notre voyageur de 1846, décrit un khan plus tardif (époque ottomane ) à Damas :
"Au milieu du bazar (=souk) s’élève un des plus beaux monuments de l’Orient, le khan Assad-Pâcha où se réunissent les riches marchands étrangers qui passent à Damas : c’est à la fois une hôtellerie et une bourse. La porte de l’édifice est d’un travail riche et grâcieux ; c’est un chef-d’oeuvre de l’architecture moresque (sic).
Le monument est couronné de huit petits dômes, que surmonte un dôme plus grand soutenu par quatre piliers ; les murs sont garnis de plaques de marbre nopir et blanc, disposées symétriquement comme les cases d’un damier ; des salles symétriques sont ménagées pour l’entrepôt des marchandises. Au milieu du khan est placé un grand bassin plein d’eau, près duquel sont entravés les chevaux arabes, égyptiens et persans, pendant qu’autour de la salle, les voyageurs, vêtus de leurs costumes variés, discutent avec les acheteurs ou fument paisiblement le narghilé, assis sur des estrades en bois couvertes de tapis." [3]
Citadelle : en Orient islamique elle prend l’allure d’une ville autonome, avec palais, hammam, grande mosquée et surtout garnison (la ville turque surveille la ville arabe depuis l’arrivée des saljoukides, puis des dynasties qui leur succèdent).
Mots spécifiques à introduire pour réaliser l’exercice :
Bangwé : Place publique de la Grande Comore où se déroulent des réunions politiques, communautaires, des cérémonies de mariages, danses "rituelles", etc...
Islamisation d’une société déjà constituée (société bantoue).
Structure" clanique" (Les Hynias ) : Société très hiérarchisée des Bantous : cette hiérarchie est valable entre clans et dans le clan : primauté des "Hajj" (qui ont fait le pélerinage de la Mecque), de ceux qui on fait le "grand mariage", etc...
Mosquées de quartiers et multiplicité des bangwés sont liés à ces hiérarchies.
Elle se fait en deux temps : le cours proprement dit présente un certain nombre d’éléments de la cité islamique classique ; ces connaissances sont la condition de la réalisation de l’exercice proposé.
Le cours de présentation de la civilisation islamique aura mis l’accent sur ses aspects les plus spectaculaires, c’est-à-dire urbains.
On aura vu, à l’aide de textes classiques comme ceux du voyageur Ibn Jubayr [4] (présents sous formes d’extraits dans tous les manuels actuels) les organes vitaux de la ville, l’importance de la Grande mosquée, des souks et de la citadelle, mais aussi d’édifices plus modestes comme certaines madrasas (voir illustrations proposées), l’hôpital de Nur al-dîn (bimaristan ou maristan en arabe,que l’on peut encore admirer), et de nombreux bains de quartiers (voir extraits de textes ci-dessus)...
Certains de ces édifices figurent sur les plans d’Alep et de Damas qui figurent dans la documentation.
Il est nécessaire d’insister sur la place de la Grande mosquée, et de la Khotbah : C’est dans ce discours adressé à la communauté égyptienne par les imams de la Grande mosquée que celle-ci a appris de manière officielle que la dynastie fatimide (shiite) avait laissé place à l’autorité du Sultan Saladin (Salah al-dîn), lui-même restaurant officiellement l’autorité sunnite en reconnaissant le calife de Bagdad comme autorité spirituelle.
C’est le moyen de montrer à quel point il est difficile de distinguer religion, société et politique dans la civilisation islamique.
Notons enfin que les fondations privées visibles sur le plan de Damas, par exemple, sont parsemées essentiellement dans le tissu urbain islamique de cette ville multiculturelle où les trois" religions du Livre "cohabitent l’une, l’Islam, dominante, les deux autres, juive et chrétienne dominées avec le statut de "dhimmi" (protégés). L’espace urbain est d’ailleurs fractionné et une certaine ségrégation se fait jour avec trois quartiers distincts dans une seule enceinte.
Chaque communauté a aussi son cimetière distinct. Seul l’espace islamique connaît des extensions "hors les murs", avec notamment le quartier très religieux de Salihiya, au pied de la montagne Qasiyoun, au Nord, ou l’hippodrome, à l’Ouest.
Il faut aussi insister sur le caractère omniprésent, dans ces cités, de la citadelle, qui abrite le palais du potentat local ,souvent turc, ou kurde à l’époque de Saladin et de ses successeurs jusqu’à 1250, la garnison turque , mais dans un cadre moins militaire qu’il n’y paraît puisque rues, madrasa et Grande mosquée y figurent, du moins dans l’exemple proposé de la ville d’Alep (plan de la ville et détail de la citadelle). C’est donc une véritable ville dans la ville que l’on trouve dans cet ensemble remarquablement conservé.
La ville turque surveille la ville arabe.
En somme, la ségrégation de l’espace est à la fois religieuse et militaro-ethnique.
*4
On considère donc nombre de ces points comme "acquis", et le travail doit commencer par une remobilisation des connaissances à partir notamment des documents connus, et cela peut être utile, d’une liste de mots-clefs comme ceux que l’on a présentés précédemment.
C’est à ce moment que l’on adjoint les documents concernant la Grande Comore.
On cherche une problématique fondée sur les lieux publics urbains : Dans ces deux cadres géographiques différents (il n’est pas inutile de rappeler que la Syrie est dans la zone aride, en bordure du désert arabique, tandis que l’archipel des Comores est dans une zone tropicale humide, ce qui peut être un facteur important de différentiation des lieux publics ou de leur utilisation).
Il faut aussi insister sur l’islamisation ancienne et militaire (la conquête) de la Syrie, dès le premier siècle de l’Hégire, et un processus plus lent (et beaucoup plus pacifique - pas d’invasion militaire - d’islamisation dans les Comores).
Exemple de problématique possible :
Comment peut-on, en les confrontant, mettre en évidence les caractères proches et les caractères originaux des types de cités proposés, qui relèvent de la civilisation islamique ?
Le vécu des élèves, à Mayotte est un élément essentiel dont il faut tirer parti pour construire à la fois la comparaison et le tableau final : Le nom de bangwé est souvent inconnu de nos élèves, mais on peut susciter d’autres points de vocabulaire qui leur permettront d’assigner un rôle à cette structure ; l’évocation du "Grand mariage", par exemple, la place de la danse,l’importance de la vie communautaire....
C’est à nous qu’il revient de compléter cette perception les clichés du complexe bangwé de Foumbouni , Sud de la Grande Comore, permettent de mettre en évidence les différents rôles du bangwé, dans le passé comme dans le présent.
Il faut aussi, pour que la démarche aboutisse que le rôle des mosquées, grandes ou de quartiers, soit redéfini par les élèves qui en arriveront à définir une structure sociale "clanique". Il faut alors, à l’aide du plan de Moroni et celui d’Itsandra, retrouver ces éléments.
A partir de ces remarques, on parviendra parfois même à définir que certains espaces sont moins publics que d’autres réservés à un "clan", semi-privés, sans parler de l’existence de lieux réservés aux femmes qui compliquent encore ce schéma (un voile sépare souvent un espace dans la mosquée, mais à Mitsamihuli, une mosquée réservée aux femmes jouxte une mosquée de quartier qui abrite pourtant la tombe de ...la fondatrice)...
Proposition de tableau achevé :
| Documents exploités. | Les espaces publics des villes islamiques classiques | Les espaces publics des villes comoriennes islamisées. | Confrontation ou commentaires. |
| La grande mosquée de Shindini, mihrab. Et plans des villes. Vue de la Grande mosquée de Moroni. | La grande mosquée,centre religieux et social de la cité. Lieu de la Khotbah et donc centre politico-social. Présence de la coupole du trésor de la"umma"(communauté islamique) dans certaines anciennes mosquées comme celle de Damas. Mais le trésor communautaire ne s’y est trouvé que dans les premiers temps de l’Islam : seul demeure aux époques concernées le rôle politique (Khobath au nom du souverain régnant) de la mosquée du vendredi, complémentaire de sa place éminemment religieuse... | La Grande mosquée,centre religieux et social de la cité. La place du fidèle dans la mosquée est liée à une très stricte hiérarchie. Lieu de la Khotbah. L’extérieur de la mosquée est aussi un lieu très important de palabres et réunions. | La place du fidèle dans la mosquée comorienne est très hiérarchisée, à l’inverse de ce que l’on constate, hors des mosquées princières dans le monde arabe islamique. |
| Photographie d’une madrasa syrienne identifiée. Plan de Damas. Mosquées d’Itsandra sur le plan. | De nombreux édifices religieux sont fondés par les familles régnantes Comme la dynastie ayyoubide par exemple (madrasas, hôpitaux , et autres mausolées...) | Mosquées de quartiers fondées dans le cadre du clan, parfois avec mausolées. | Les fondations religieuses hors de la Grande mosquée sont liées au clan dans la Grande Comore, et non à une dynastie régnante. |
| Plans des quatre villes. | Les souks, marqués par les khans suivent en général les voies qui mènent à la Grande mosquée. Un quartier est consacré aux marchandises précieuses à proximité de celle-ci : la qaysarirya.. | Il est difficile d’identifier le même phénomène, mais les boutiques de la voie principale entre les deux grands quartiers de Moroni et la présence de joailliers prés de l’ancienne comme de la nouvelle mosquées plaident en cette faveur. | Les espaces commerciaux arabes sont le lieu social par excellence, mais en Grande Comore, les marchés ont récemment migré vers la périphérie. |
| Citadelle d’Alep, plans des villes d’Alep, de Damas et d’Itsandra. | La citadelle est une ville -palais et ville de garnison, mais dont les fonctions sont largement autonomes. C’est le centre du pouvoir politico- militaire. | Le palais fortifié d’Itsandra correspond à une fonction défensive. C’est un centre politico-administratif. | Le caractère de la domination turque montre une fonction de la citadelle fort différente de celle de Grande Comore où l’Islam ne s’est pas imposé par la conquête militaire. |
| Texte médiéval dIbn Jubayr ? texte moderne proposé en annexe ? Eventuellement utilisation d’une coupe du hammam al-Bzouriya de Damas, si l’on en dispose.... | Le hammam (bain public) est important lieu social, tant pour les hommes que pour les femmes qui y ont des jours réservés. | Le climat de Grande Comore et l’absence de cours d’eau permanents n’autorise pas ce type d’institution en Grande Comore. |
| Plans des villes comoriennes et photographies ou dessins de bangwés. | C’est une place publique aux fonctions sociales complexes : lieu politique,lieu social (Grand mariage), lieu de danses et cérémonies diverses. Ces places peuvent être spécialisées pour telle ou telle activité ou telle ou telle danse...ou bien encore pour tel ou tel "clan". Elles atteignent rarement de grands développement : tout juste, pour certaines un élargissement de la rue orné de deux portes et flanqué de banquettes maçonnées (sauf articulations complexes : Foumbouni) | Ce type d’espace est inconnu dans le monde arabe. Les origines probables de ces places publiques sont africaines (bantoues) et perpétuent les profonds sentiments de hiérarchie perçus dans la société Grande Comorienne. |
De ce tableau-type, que l’on ne peut pas attendre de nos élèves, je souhaite montrer comment le choix des documents permet de dégager telle ou telle idée, et le projet était de montrer les caractères originaux de l’un et l’autre milieu, et cela permet de choisir à meilleur escient les documents utiles.
Il me semble important de montrer en particulier que le monde comorien a adopté une religion, mais pas bouleversé son ordre social, ce qui ne fut pas le résultat de la conquête islamique des premiers siècles.
Pour l’Islam classique :
Très pratique parce que comprenant de nombreux documents :
Dominique et Janine SOURDEL,
La civilisation de l’Islam classique, Paris , 1968.
Akram Saleh,
Castles and citadels in Syria, 1978.
A.Hourani et S.M.Stern,
The islamic city, a colloquium, Oxford, 1970 :
voir Nikita Elisseef, la ville de Damas à la lumière des théories de Jean Sauvaget (plans et croquis).
Pour la Grande Comore :
Sultan Chouzour,
Le pouvoir de l’honneur, Paris,1994. (Excellent exposé des structures sociales et de leur exercice dans l’espace urbain ou villageois en Grande Comore).
Jean-Louis GUEBOURG,
Espace et pouvoir en Grande Comore, Paris, 1995.(plans et études utiles pour notre sujet,surtout : pp.213-214 et 222-239).
Sophie Blanchy,Damir ben ali, Moussa Said ,
Visite guidée de Moroni, Ikoni, Itsandra et Ntudjini,
Centre National de Documentation et de recherche Scientifique, Musée National des Comores, Moroni. (non daté).
Plusieurs exemplaires disponibles au CDP : cartes de chaque ville en grande dimension (pleine page).
Damir Ben Ali, Les places publiques, sur le site internet de l’Unesco
Samir ben Ali :
à voir aussi le site COMORES-ONLINE
D’autres ouvrages et sites sont utiles, mais souvent difficiles ou impossibles à trouver ou ouvrir (Internet) à Mayotte.
3) Plan de la médina de Moroni, d’après J.L.Guébourg, Espace et pouvoirs en Grande Comore,1995.
3) bis : Plan d’Itsandra, d’après J.L.Guébourg,
Espace et pouvoirs en Grande Comore, 1995.
4) Dessin d’un bangwé d’Itsandra.
On remarquera la complexité de l’architecture de la porte, et le compartimentage de l’espace par les banquettes maçonnées (dessin F . Bogard )
5) Vue du port à boutres de Moroni et de la Grande mosquée du XIV° siècle (pour l’étage bas ).
Remarquer en arrière plan les minarets de la nouvelle Grande mosquée (Cliché F. Bogard )
6) Foumbouni :
Vue de l’une des portes du grand bangwé de la ville fortifiée.
Remarquer sur la gauche un espace couvert destiné à l’orchestre (Cliché F. Bogard, 2000)
6) bis :
Vue générale d’une des ramifications du bangwé
de Foumbouni.
Remarquer que les banquettes maçonnées n’ont pas de continuité, ce qui suggère une hiérarchie dans l’exploitation de cet espace.
( Cliché F . Bogard )
6) ter.Vue d’une des ramifications du bangwé de Foumbouni : l’une des portes,vue prise vers l’ancien palais du sultan de la ville.
( Cliché F. Bogard )
[1] Voir, N.Elisséef, article Hamman, Encyclopédia Uiversalis, version 5 (CD Rom), édition 1999.
[2] Cité dans Jean Claude BERCHET, Le voyage en Orient, Paris, 1985, pp 811-812.
[3] même source, p 108. Le Khan a perdu sa grande coupole mais existe encore de nos jours.
[4] Ibn Jubayr, Voyages, a été traduit et annoté par Maurice Gaudefroy-Demombynes, en quatre fasicules, 1948. La description de la ville de Damas y est d’une extrême précision.